Les difficultés scolaires

(en cours de création)
Les difficultés scolaires des enfants provoquent aujourd'hui des inquiétudes importantes chez les parents. Pression du chômage, programmes scolaires chargés, attentes parentales grandissantes n'avantagent pas les élèves, même quand ils sont performants. Pour certains les conséquences d'un échec scolaire même partiel sont lourdes en terme de souffrance personnelle.

"Si tu voulais..."

    Il est fréquent que les adultes, parents et instituteurs soient en demande d'un effort de la part de l'enfant. Il est encore plus courant qu'on ne puisse pas vraiment savoir si l'enfant "ne peut pas" ou "ne veut pas". Cela a deux conséquences fâcheuses :

La mauvaise piste :
    Pendant qu'on cherche à stimuler la motivation de l'enfant, on n'est pas suffisamment attentif à ce qui le gêne. C'est particulièrement vrai quand un enfant sait faire quelque chose à la maison et pas à l'école par exemple. Chaque fois qu'une tâche est difficile pour un enfant, insuffisamment apprise ou nouvelle, il faut peu de choses pour que l'enfant soit gêné ou bloqué. Du coup on peut avoir l'impression qu'il le fait exprès. "et bien tu vois que tu le savais!"

L'estime de soi malmenée :
    Que peut ressentir un enfant qui a fait de son mieux quand ses efforts ne sont pas reconnus ? Ce que désire le plus un enfant c'est de montrer ce qu'il sait faire et il a besoin d'être valorisé aux yeux des adultes. L'estime de soi d'un enfant est un moteur pour son développement et ses apprentissages.Certains enfants ont tellement envie de bien faire qu'ils imitent les compétences qu'ils n'ont pas. Ils peuvent par exemple faire semblant de lire ce qu'ils ont entendu.

Le manque d'automatisation :
    Notre cerveau est généralement habitué à traiter plusieurs tâches en même temps. Nous pouvons le faire parce que certaines tâches, bien maitrisées sont devenues automatiques. Nous pouvons ainsi conduire la voiture et regarder les panneaux. Nous pouvons lire les panneaux parce que la conduite est pour nous automatisée. Quand une tâche n'est pas automatisée, elle nous demande un effort de concentration tel que nous ne pouvons pas réfléchir à autre chose. Par exemple, un enfant qui ne maitrise pas l'écriture suffisamment pour qu'elle soit automatisée, ne pourra pas écouter les mots qu'on lui dicte.

Le cercle vicieux de l'évitement :
    Quand quelque chose est difficile, qu'on n'y arrive pas on préfère l'éviter plutôt que de risquer d'échouer à nouveau. Du coup on n'essaie même plus. C'est ce qui arrive à certains enfants qui donnent l'impression qu'ils ne veulent pas apprendre quelque chose.

L'intellectuel et l'affectif :
    Nos capacités intellectuelles ne fonctionnent bien que si nous nous sentons en sécurité. Ce n'est pas différent pour les enfants qui ont besoin de compter sur leurs parents, mais aussi d'être rassurés sur le plan matériel. Les lieux familiers, les personnes connues, les routines en somme sont des éléments qui aident à mieux réfléchir. Les enfants ont besoin de savoir qu'ils sont aimés, appréciés pour pouvoir fonctionner à plein régime.

Le rationnel et l'émotionnel :
    Nous pouvons fonctionner de manière rationnelle, en utilisant nos capacités de raisonnement à condition que notre fonctionnement émotionnel le permette. Un enfant qui a peur de mal faire, ou qui a très envie de faire plaisir peut être perturbé par son système émotionnel au point de ne plus pouvoir réfléchir.

L'importance des copains :
    Les relations avec les autres enfants sont très importantes. Se disputer avec un copain ou le perdre de vue quand il a déménagé peuvent parfois déstabiliser un enfant. Il est très utile de parler avec lui de ses relations, qui sont parfois à l'origine de problèmes importants.