Les "solutions"...

Il n'existe pas de solutions toutes faites pour améliorer les choses, tout dépend des parents, de l'enfant, de leur vécu, et du contexte des problèmes qui se posent. Selon mon point de vue personnel, la manière dont les parents s'occupent de l'enfant dans les premières années après l'adoption joue un rôle très important dans le rapprochement entre parents et enfants. Suivant le vécu de l'enfant, et l'expérience parentale, l'enfant sera plus ou moins proche de ses parents.

    Des thérapies sont aujourd'hui disponibles dans les pays anglo-saxons, et semblent apporter des améliorations très importantes dans la vie des enfants, comme dans celles des parents.

L'intégration sensorielle est en quelque sorte l'organisation de nos sensations et perceptions dans notre fonctionnement. Chez le tout-petit, c'est généralement la mère qui aide le bébé à filtrer ce qu'il ressent, afin qu'il ne soit pas débordé et désorganisé. Les thérapies d'intégration sensorielle visent à reconstruire une perception cohérente du monde environnant. Elles peuvent diminuer la désorganisation et les débordements émotionnels.

La thérapie dyadique développementale s'applique à reconstruire entre parents et enfants l'attachement et la confiance. L'approche est souvent contre-intuitive, c'est-à-dire qu'il faudra aller au-delà des apparences pour comprendre ce qui se cache derrière certains comportements répétitifs. C'est un travail éducatif au long terme, mais c'est un travail thérapeutique (les parents ont un rôle thérapeutique).

La thérapie par le jeu permet de reconstruire des échanges et des émotions positives avec des enfants qui ont vécu des relations traumatisantes. La stimulation du système émotionnel de manière positive permet d'obtenir une atténuation, voire une extinction des comportements négatifs liés aux traces du passé. Le partage des jeux entre parents et enfants reconstruit un attachement plus sain.

L'amélioration des relations parents-enfants peut être obtenue par des séparations de courte durée chez les plus grands. Accueil dans une famille, séjour de rupture, internat doivent être expliqués et compris comme une augmentation de la distance géographique, en aménageant les retours ou les contacts fréquents pour ne pas augmenter l'angoisse d'abandon. Des visites régulières peuvent parfois être organisées en dehors de la maison familiale.

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Voir dans la bibliographie les travaux de Daniel Hughes, Kristen Mayrose, Phyllis B Rubin